Les économistes et gestionnaires professionnels de grandes compagnies de fonds communs et de caisses de retraite le reconnaissent, le modèle bancaire canadien était le plus solide pour endiguer la crise du papier commercial. Dans le site internet de Finance et Investissement, le journaliste Christian Benoit-Lapointe rapporte d’ailleurs les propos de quelques uns des spécialistes qui saluent la saine gestion canadienne.
“Elles ont surperformé les banques mondiales essentiellement parce qu’elles n’ont pas eu les mêmes niveaux de pertes dans les actifs toxiques”, dit Richard Nield, gestionnaire de portefeuille pour Invesco AIM.
“C’est rafraîchissant de voir comment les banques canadiennes naviguent dans la tempête. Cela témoigne de la bonne structure du système bancaire canadien”, mentionne Robert Kent, un planificateur financier de Phoenix, en Arizona.
L’économiste américain Anthony Migyanka est parfaitement d’accord: “Je crois aussi que le Canada est dans une bonne position en raison des ratios de capital réglementaire, qui sont plus élevés et qui découragent les prêts de pacotille”, ajoute le spécialiste qui suit de près la crise financière mondiale, notamment la façon d’évaluer les actifs toxiques. “Fondamentalement, le Canada a un système bancaire plus sain et prudent. Cela devrait être donné en exemple au reste du monde à l’avenir”
Le système de réglementation plus sévère a certes porté ses fruits, mais selon Bill Hoyt, gestionnaire pour Fidelity, les dirigeants des banques ont été encore plus prudents qu’ils n’avaient à l’être : ils ne franchissaient pas trop régulièrement les limites de la réglementation. Que ce comportement découle d’une volonté de se plier aux règles ou d’une inclinaison naturelle à gérer de façon prudente est sans importance pour Bill Hoyt. “Ce qui compte, c’est que les deux travaillent bien ensemble. Par exemple, même si les banques ont le droit de titriser leurs prêts hypothécaires, elles ne l’ont pas fait autant que les banques américaines.” Or, en conservant ces hypothèques dans leur bilan, les banques sont motivées à conserver des actifs de bonne qualité.
Grâce à cette gestion prudente, le système bancaire canadien a été auréolé du titre de plus sain du monde dans le plus récent “Rapport sur la compétitivité mon-diale” du Forum économique de Davos. La Suède, le Luxembourg et l’Australie ont suivi.
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Comme complément d’information, nous vous invitons à naviguer sur le blogue www.prixdemabanque.com. Son auteur Dominic Trudel a créé ce site dans le but d’informer les consommateurs sur les frais bancaires des plus importantes banques au Canada et des Caisses Desjardins. Bonne idée! Grâce à lui, de façon claire et précise on en apprend pas mal. Notamment sur la capitalisation boursière de chacune, sur leur nombre de succursales, leurs années de fondation et surtout…. sur les dédales de frais cachés de toutes sortes qui en font des sociétés parmi les plus lucratives de la planète. La section comparaison vaut vraiment le coup d’oeil.




