Voici un extrait du journal lesAffaires paru la semaine dernière. La panique est bien mauvaise conseillère mais, en ce moment, plusieurs cèdent. Voilà la question que bien des gens se posent; “Je m’inquiète énormément de la situation des marchés financiers. Après l’immobilier aux États-Unis, voilà que l’indice S&P/TSX s’effondre à son tour. Je suis la Bourse depuis plusieurs années, et je n’ai jamais vu autant de mauvaises nouvelles. Dans ce contexte, je songe à tout vendre. Je pourrais racheter lorsque la tempête sera passée. Qu’en pensez-vous ?”
Vendre sous le coup de la panique ou parce que les manchettes économiques sont négatives est la pire chose à faire. À mon avis, vous commettriez une grave erreur en liquidant vos titres après que la Bourse a subi une correction importante.
Les Bourses du monde ont encaissé des baisses majeures depuis un an. La Bourse chinoise, par exemple, a dégringolé de plus de 60 %.
La Bourse canadienne a longtemps navigué en eaux calmes grâce à la vigueur des titres de matières premières, qui comptent pour beaucoup dans l’indice torontois S&P/TSX. Mais ce n’était qu’une question de temps avant que le ralentissement de l’économie mondiale ne la rattrape. Et encore. Au moment d’écrire ces lignes, la Bourse canadienne affiche un des meilleurs rendements en 2008 parmi les principaux marchés du monde.
La crise qui frappe le système financier depuis plus d’un an a des effets majeurs sur l’économie mondiale.
Les excès découlant la bulle immobilière et de l’octroi de prêts risqués laisseront des séquelles importantes, particulièrement dans le secteur financier. Il ne faut pas se leurrer : cette crise abattra plusieurs entreprises.
Mais les grands cerveaux financiers du monde savent tout cela. Ils ont déjà remanié leurs portefeuilles de placement en fonction des mauvaises nouvelles qui ont été annoncées et ont révisé leurs prévisions financières pour tenir compte des autres mauvaises nouvelles qui pourraient être annoncées au cours des prochains mois.
Comme vous le savez sûrement, la Bourse ne regarde pas dans le rétroviseur, mais anticipe plutôt ce qui se présentera sur sa route dans six mois, voire un an. Voilà pourquoi il est impossible de savoir quand le vent tournera.
Ainsi, vous pourriez vendre vos titres la semaine prochaine, le jour même où débuterait une reprise boursière.
Plutôt que de liquider leurs titres lorsque la tempête fait rage, les as du placement achètent des actions malmenées par la chute boursière, bien qu’elles soient de qualité. C’est dans les pires moments qu’on trouve les meilleures aubaines en Bourse.
Cela étant dit, investir à la Bourse exige beaucoup de sang-froid. Il y a bien moins d’investisseurs qu’on le pense qui peuvent tolérer les affres des marchés financiers.
Vous devez donc réfléchir longuement afin de déterminer si vous avez le tempérament pour investir en Bourse. Si vous concluez qu’elle n’est pas faite pour vous, vous devrez trouver des solutions de rechange.
Il existe une multitude de produits financiers qui vous assurent de récupérer votre mise de départ : les billets à capital garanti (dont certains reflètent le rendement d’indices boursiers), les fonds distincts, les comptes d’épargne à taux d’intérêt élevé, les certificats de placement garanti (CPG), les obligations gouvernementales, etc.
Certains de ces produits peuvent vous convenir si la préservation du capital est votre priorité. Par contre, il n’existe pas de solution miracle qui vous procurera, bon an mal an, un rendement de 7 %.
Souvent, les produits à capital garanti rapportent des rendements modestes. C’est le cas des CPG, par exemple.
Certains produits à capital garanti prélèvent aussi des frais de gestion élevés.
Selon votre âge et vos objectifs de rendement, un portefeuille bien diversifié, qui comprend des actions, des obligations et des titres du marché monétaire, pourrait être la meilleure option.




